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Alerte rouge !

La Charente vient de passer la barre des 100 morts du Covid à l’hôpital. La situation est catastrophique à Dunkerque, Nice et en Moselle. Un cluster du variant anglais a été détecté à Nontron. Chambourcy vient de fermer les établissements scolaires pour cause de variant Sud-Africain. Les services de réanimation sont, dans bien des régions, à la limite de la saturation. Plus de 20 départements sont sous surveillance renforcée… En Charente, 73 % des cas de Covid sont désormais dus au variant anglais !

Comme depuis le début de la pandémie, le gouvernement tergiverse. Les demi-mesures locales annoncées tardivement ne sont pas à la hauteur de la gravité de la situation. D’autant que la capacité en lits de réanimations n’a pas été augmentée de manière pérenne depuis mars 2020…

Il est très probable que la vaccination soit la solution à cette pandémie. La France est très en retard et dépend, comme d’autres, de la production et du bon vouloir de laboratoires détenant les brevets. C’est inadmissible. De nombreuses voix s’élèvent, à juste titre, pour exiger que ce droit exclusif soit levé. La recherche dans notre pays est aux abonnés absents (lire encadré) . La recherche du profit prime sur celle du vaccin.

Le scandale Sanofi : Le fleuron de la recherche médicale en France a réalisé l’an passé 12 milliards de bénéfices et distribué 4 milliards à ses actionnaires. Le PDG se félicite d’en augmenter le montant chaque année depuis 25 ans. Mais au cours des 10 dernières années, l’entreprise a supprimé 50 % des postes de chercheurs tout en ayant bénéficié de 1,5 milliard de crédits d’impôt-recherche. Et que fait Macron ? Il vient d’attribuer 200 millions de subventions à l’entreprise.

En Charente, dans notre secteur professionnel, 16 cas ont été détectés au LISA avant les vacances, 22 au lycée Coulomb depuis le début de l’année et de nombreux autres établissements sont concernés.

Et pourtant, de la maternelle au collège, rien de nouveau. Les effectifs sont au complet. Pire, depuis la rentrée de janvier, les cours en classe entière sont même parfois rétablis en lycée. Le télétravail des personnels administratifs est très exceptionnel alors que le gouvernement le déclare prioritaire.

Or tout le monde le sait, le virus circule dans les établissements scolaires : les élèves sont 30 par classes en collège, à moins de 2 mètres les uns des autres. A la cantine, les protocoles ne permettent pas la distanciation sociale, d’ailleurs lorsqu’un cas covid est avéré, les cas contacts sont bien souvent les personnes côtoyées à la cantine.

Au lycée, lorsque les classes sont en présentiel 2 semaines sur 3, les enseignant-es sont soumis-es à une surcharge de travail. Il-elle leur faut assurer du travail à faire pendant la semaine de non-présence des élèves. Ailleurs, lorsque des demi-groupes sont mis en place, les enseignant-es sont « invité-es » à se filmer (webcams achetées par l’établissement) afin que l’autre moitié de la classe suive le cours de la maison. C’est pire que rien ! Outre un intérêt pédagogique nul, il met l’enseignant-e en danger d’utilisation malveillante de ces vidéos.

Le credo gouvernemental reste le même : malgré le fait que 50 % des nouvelles contaminations en milieu scolaire soient des variants, les établissements doivent rester ouverts, à tout prix. Mais, ce n’est pas la préoccupation pédagogique qui l’anime. Il était possible de décider de mesures de confinement pendant les vacances scolaires sans impact sur la scolarité. Il s’y est refusé. Il persiste et ne l’envisage toujours pas, même dans les zones où l’épidémie atteint un seuil alarmant. Pourtant, y compris dans la majorité, certains s’inquiètent de ce déni.

Pour le gouvernement, il s’agit, avant tout, de faire que les salarié-e-s n’aient pas de problème de garde d’enfants pour pouvoir travailler, comme le demande le Medef. L’économie ne s’embarrasse pas de 85000 décès et de 300 à 400 nouvelles victimes par jour.

Pendant ce temps-là, le terrible décompte se poursuit.

Face à la crise sanitaire qui dure et prend des formes nouvelles, contre la politique de l’autruche du ministère, SUD éducation revendique des mesures immédiates.

  1. Un vrai protocole de tests et de rupture des chaînes de contamination

Les tests massifs promis à plusieurs reprises par le ministre ne sont à ce stade qu’une chimère. Leur mise en œuvre réelle doit s’accompagner d’un protocole national adapté à la gravité de la situation (fermeture de la classe à partir d’un cas et de l’établissement à partir de trois, comme prévu initialement en septembre). Les tests doivent être effectués par des personnels de santé, et non par les enseignant-e-s comme c’est actuellement prévu.

  1. Une politique de vaccination urgente

Rien n’est mis en œuvre en termes de vaccination des personnels, censée être possible à partir de mars. Le rythme doit être de toute urgence accéléré. Les personnes de plus de 50 ans qui présentent des facteurs de risque comme l’obésité, un cancer ou une maladie cardiaque doivent pouvoir être vaccinées au plus vite dans le cadre d’un dispositif mis en place par l’employeur, comme c’est le cas dans le privé.

  1. Un protocole sanitaire réaliste

Les changements incessants du protocole sanitaire doivent cesser, surtout lorsqu’ils ont comme objectif de donner des chiffres inférieurs à la réalité. Ils doivent pouvoir être mis en œuvre gratuitement par tout le monde (avec l’octroi gratuit des masques aux personnels et aux familles). Les revendications de dédoublements par les équipes, notamment en collège, doivent être satisfaites.

  1. Un plan d’urgence pour l’éducation

Partout où ces conditions ne sont pas satisfaites, Sud Éducation Charente demande la fermeture des écoles – collèges – lycées pendant le temps nécessaire à briser les chaînes de contaminations.

Le retour à la normale ne pourra se faire qu’à condition de réduire durablement les effectifs. Il faut créer immédiatement des postes, en commençant par l’admission des listes complémentaires, des admissibles aux concours internes et la titularisation à temps plein des contractuel-le-s. SUD éducation a rendu public son plan d’urgence pour l’éducation dès le printemps, qui reste d’actualité.

 

 

 

 

 

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